L’or poursuivra-t-il sa poussée?
14 octobre 2009
Même si l’on peut apercevoir des signes encourageants, l’économie américaine reste toujours anémique. Cet état de fait pousse les investisseurs vers l’or, valeur refuge par excellence en situation d’incertitude économique. Et plus la demande est forte, plus la valeur d’un produit augmente.
Vous avez sans doute remarqué la poussée de la valeur du métal jaune ces deux derniers mois. Elle atteint maintenant une valeur excédant les 1050 $ l’once. Si vous vous réjouissez du fait que votre alliance et les bijoux de votre arrière grand-mère ont maintenant plus qu’une valeur sentimentale, cette augmentation a aussi des effets négatifs sur l’économie canadienne. C’est que la hausse du prix de l’or influe directement la valeur du dollar canadien. En fait, ce n’est pas tant que le dollar canadien est recherché plutôt que le dollar américain qui est boudé. Cette hausse poussée de notre dollar en rapport au dollar américain nuit à nos exportations, fer de lance de notre économie.
Le FMI prévoit une hausse des impôts
18 août 2009
Le Fonds Monétaire International devrait publier mercredi un rapport. Selon la Presse Canadienne, ce rapport prévoit que les divers pays devront hausser leurs impôts pour pallier aux dépenses gouvernementales prises pour contrer la récession. L’économiste principal du FMI, monsieur Olivier Blanchard estime aussi que la récession est pratiquement terminée.
Selon la Presse Canadienne : « M. Blanchard estime que la récession qui a débuté l’an dernier est essentiellement terminée, tout en ajoutant qu’elle a laissé des cicatrices profondes qui prendront des années à guérir. La croissance sera positive mais modeste dans une majorité de pays au cours des prochaines années, croit-il. »
Cette bonne nouvelle arrive surement à point. Pour ce qui est des impôts au Canada, je crois que monsieur Flaherty, ministre fédéral des finances, attendra un peu; la rumeur d’élections en automne n’y est pas favorable.
Statistiquement, une récession se termine lorsque le Produit Intérieur Brut (PIB) recommence à augmenter. Toujours est-il que, pour bien des consommateurs, la récession sera réellement du passé lorsque le taux de chômage sera en diminution…
Déficit de 1000 milliards : les Américains ne font jamais rien à moitié…
14 juillet 2009
Décidément, le gouvernement américain a ouvert ses coffres afin de restimuler leur économie. De fait, le déficit qui se chiffre de 1000 milliards, tel qu’annoncé plus tôt cette semaine, a de quoi faire frémir le simple consommateur que je suis. Mais l’économiste en moi juge l’Acte du gouvernement nécessaire, même si le chiffre semble démesuré.
En effet, la situation de l’économie américaine nécessite des mesures drastiques pour amorcer sa relance. Pour relancer une économie, on doit utiliser deux moteurs différents, soit une politique monétaire et une politique fiscale; la politique monétaire (gérée par la banque centrale d’un pays) consiste à baisser les taux d’intérêt afin de stimuler les emprunts de la population et des entreprises. Ce geste aide ainsi à stimuler la consommation et par le fait même l’économie. La politique fiscale (géré par le gouvernement d’un pays) consiste à augmenter les dépenses en infrastructures (routes, ponts, projets divers) et/ou donner des avantages fiscaux aux entreprises et aux particuliers. On stimule ainsi la réalisation de projets générateurs d’emploi en permettant d’injecter des fonds dans l’économie.
En Amérique du Nord, les taux d’intérêt sont au plus bas. Tout est fait de ce côté pour aider l’économie. Du côté de la politique fiscale, le Canada et les États-Unis sont prêts à enregistrer un déficit d’opération pour stimuler l’économie. Logiquement, nous devons laisser un peu de temps aux deux politiques pour en voir les effets bénéfiques. Évidemment, il semble difficile à accepter, de ce coté-ci de la frontière, d’avoir un déficit américain près de deux fois plus élevé que la dette nationale canadienne. Cela tient du spectaculaire. Ce qui dérange dans ce cas, c’est que ça fait depuis bientôt dix ans que les É.-U. n’ont pas fait de surplus budgétaire. En fait, le dernier surplus date de l’ère du président Clinton. De plus, au 31 décembre 2008, selon les données de NED DAVIS RESEARCH, la dette américaine était de 52 593 billions de dollars américains alors que le Produit Intérieur Brut (PIB) n’était que de 14 200 billions. La dette était donc 370 fois plus élevée que les revenus générés par le pays. (Je vous mets au défi d’avoir une dette de 370 fois plus grosse que votre revenu familial et de voir la réaction de votre institution financière…) Ce qui semble acceptable dans la macro-économie est un ratio d’environ 150 fois le PIB.
L’économie intérieure des États-Unis aura beaucoup de difficultés à se relancer rapidement. Selon moi, leur salut proviendra des marchés extérieurs, voire de leurs multinationales qui profiteront des contrats et des opérations à l’étranger. Mais tout a un prix et ce prix pourrait bien être l’émergence d’une autre nation comme puissance économique mondiale pour remplacer le dollar américain. Serait-ce la Chine ou l’Union Européenne?
Investissements : la recette miracle!
1 mai 2009
On me demande souvent la recette miracle pour traverser facilement la période économique et boursière difficile que nous connaissons ces jours-ci. En fait, comme la plupart des investisseurs, vous recherchez une solution autant au niveau psychologique qu’au niveau de stratégie d’investissement. Comment profiter des marchés tout en ayant une paix d’esprit? Comment être prêt pour la reprise boursière.
Cette solution est pourtant simple et elle devrait être appliquée par tous! Il s’agit de la technique d’achat périodique par sommes fixes. En fait, rétrospectivement, les clients qui s’en sont sorti le mieux et le plus rapidement de la dernière récession (2000-2003. ça vous rappelle des souvenirs?) ont utilisé cette stratégie…
D’une simplicité enfantine, voici cette recette miracle : investir le même montant à périodes fixes (à tous les mois par exemple). Vous utilisez sans doute cette stratégie pour vos paiements de toutes sortes; plutôt que de faire un paiement de, disons 1200 $ annuellement sur votre assurance auto, vous payez 100 $ par mois, ce qui est plus avantageux et moins stressant en matière de budget. Il est pourtant simple de faire de même avec vos investissements : votre RÉER pourrait bien en profiter et établir, budgétairement, la même technique. Il est plus simple, voir même plus avantageux de faire 12 versements de 500 $ dans son RÉER plutôt que de faire un seul placement de 6000 $ au mois de février.
Ajoutons à cela l’avantage de la stratégie d’investissement. Qui peut prédire, avec une certitude absolue, quand la reprise boursière sera officiellement commencée? Quand la récession sera finie? Et qui peut dire quand aura lieu la prochaine récession? Nous avons deux certitudes en analysant les marchés boursiers : ils vont monter et ils vont baisser. La technique d’achat périodique utilise l’effet des baisses et des hausses des marchés positivement pour en atténuer les écarts. On permet à votre portefeuille de s’accroitre à long terme tout en profitant des baisses pour profiter des hausses.
Peu importe le portefeuille que vous avez, REER, REEE, ou même vos investissements non enregistrés, cette technique simple a donné ces preuves et la plupart des institutions financères offrent ce programme. Parlez-en avec votre conseiller…











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