Le Japon endetté jusqu’au cou

de benoitlizee

On a beau être pour ou contre certains éléments du budget de Raymond Bachand, il faut tout de même signaler la prise de conscience prise par le gouvernement provincial afin d’éviter un fiasco économique et budgétaire pour l’avenir de notre province.

Tenter d’éviter un dérapage de la situation économique au Québec pour les années futures et de baisser la dette de la province à une fourchette près de 45 % du Produit Intérieur Brut (PIB) est, à mon avis, un objectif incontournable pour assurer une situation enviable de notre économie. Et ça, peu importe la couleur du parti au pouvoir. Il faut être conséquent et vivre selon nos moyens et ce constat s’applique autant à un particulier qu’à une municipalité, une ville, une province ou un pays.

L’article paru dans La Presse ce matin peut nous donner un exemple frappant de scénarios catastrophiques de voir l’économie d’un pays avec des lunettes trop roses. La Grèce est aux prises avec un déficit difficilement corrigible et l’Islande est au bord de la faillite. Voici maintenant que le Japon est aux prises avec une dette mirobolante qui approche du 200% du PIB. Avec une dette pareille, le coût d’intérêts sur la dette publique nippone laissera peu d’argent au gouvernement pour relancer (encore une fois) l’économie au pays du soleil levant.

L’endettement public devrait dépasser cette année les 200 % du produit intérieur brut (PIB) nippon alors que le gouvernement tente de sortir la deuxième économie du monde du marasme, sur fond de baisse des rentrées fiscales et de hausse des dépenses sociales au profit d’une population vieillissante.

Cela me rappelle la situation que nous vivions, au Canada, à la fin des années 80 : dette publique élevée du à plusieurs années de budgets déficitaires. Avec des taux d’intérêt avoisinant les 10 à 12 %, le service de la dette (c’est-à-dire le coût annuel des intérêts à payer à ses créanciers par le gouvernement) était tout aussi alarmant. Cette somme ne pouvait être injectée dans différents ministères, tels la santé, l’éducation ou tout autre programme gouvernemental. La politique fiscale mise en place depuis le début des années 90 nous a permis de réduire la dette et d’assainir les finances publiques. Ces efforts, même si cela amena des conséquences négatives dans certains secteurs (notamment la santé), ont eu une incidence positive directe dans notre position fort enviable lors de la récession; en effet, le Canada (et le Québec) fut économiquement moins touché que d’autres États ou Pays industrialisés, ce qui nous permet maintenant de mieux rebondir dans la reprise qui s’amorce.

Encore une fois, c’est en se comparant que l’on se console… Grèce l’Islande et Japon, des exemples à éviter!

Previous post:

Next post: